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Quatre personnes ont été retrouvées mortes samedi après-midi à Villers-en-Arthies (Val-d’Oise), dans une maison du Vexin. Selon le parquet de Pontoise, un policier municipal est soupçonné d’avoir tué par balles son ex-compagne et leurs deux enfants âgés de 9 et 13 ans avant de retourner l’arme contre lui. L’onde de choc est immense dans ce petit village d’environ 500 habitants.
Un drame familial découvert après l’alerte du nouveau compagnon
C’est le nouveau compagnon de la victime qui a donné l’alerte. Inquiet de ne pas parvenir à la joindre alors qu’ils devaient partir en week-end, il a signalé la situation aux autorités samedi après-midi.
La femme s’était rendue la veille au domicile de son ex-conjoint pour garder leurs enfants, alors que celui-ci travaillait de nuit.
Lorsque les gendarmes arrivent sur place, ils constatent la présence du véhicule de la femme devant la maison, portes fermées et volets baissés. Un impact de balle est visible. À l’intérieur, les quatre corps sont découverts.
Une enquête ouverte, sans antécédent de violences connu
L’enquête a été confiée à la brigade de recherches de Pontoise et à la section de recherches de Versailles.
Le parquet précise qu’aucun antécédent judiciaire de violences conjugales n’était connu entre les ex-conjoints. L’homme, policier municipal dans les Hauts-de-Seine âgé d’une quarantaine d’années, aurait conservé son arme de service.
Les investigations doivent désormais déterminer précisément les circonstances et les motivations du passage à l’acte. Des autopsies vont être réalisées.
Un village sous le choc
À Villers-en-Arthies, les habitants peinent à comprendre ce qui s’est passé dans cette commune du Vexin où “tout le monde se connaît”.
Des fleurs ont été déposées devant la maison. Une voisine évoque une famille installée récemment, sans difficulté particulière.
Une étudiante de 23 ans, voisine immédiate, décrit des relations de voisinage ordinaires et des enfants “très gentilles”. D’autres habitants parlent d’un village soudé, profondément marqué par le drame.
Une émotion forte chez les proches et à l’école
L’émotion est très forte chez les adolescents du secteur.
Une cellule psychologique sera mise en place dans l’école primaire où était inscrite la plus jeune enfant de 9 ans afin d’accompagner les élèves à la rentrée.
La mairie a exprimé son soutien aux familles et assure suivre la situation en lien avec les autorités.
Des violences conjugales toujours présentes
Ce drame s’inscrit dans un contexte plus large de violences intrafamiliales. Selon la Miprof, 107 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2024, contre 96 en 2023.
Le parquet rappelle également un autre fait récent survenu en Meurthe-et-Moselle, où un père a tué son fils de 7 ans et grièvement blessé son autre fils dans un contexte de séparation.
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