Les cinq Français évacués du navire de croisière MV Hondius, où un foyer d’hantavirus a été détecté, sont bien arrivés lundi en fin d’après-midi à Paris. À leur descente d’avion au Bourget, ils ont immédiatement été pris en charge puis transférés à l’hôpital Bichat. Leur état doit désormais être surveillé de près pendant plusieurs jours.
Ils entrent dans un protocole sanitaire strict. 72 heures d’observation à l’hôpital, puis un isolement à domicile pouvant durer jusqu’à six semaines. Les autorités sanitaires restent prudentes et considèrent tous les passagers du navire comme des contacts à haut risque.
Un transfert médicalisé dès l’arrivée
L’avion sanitaire s’est posé peu avant 16h30 au Bourget. À peine sortis de l’appareil, les passagers ont été pris en charge par les équipes du SAMU.
Direction l’hôpital Bichat, où une évaluation médicale complète doit être réalisée. L’objectif est de détecter rapidement toute apparition de symptômes liés à l’hantavirus, un virus rare mais potentiellement grave.
Avant le rapatriement, l’un des passagers, Roland Seitre, se voulait rassurant. Il expliquait qu’aucun nouveau cas n’avait été détecté depuis la fin avril à bord du navire.
Une situation suivie directement à Matignon
La gestion du dossier est montée jusqu’au sommet de l’État. Une réunion s’est tenue à Matignon avec notamment le Premier ministre Sébastien Lecornu, avec plusieurs ministres concernés et responsables de la santé publique.
L’objectif est de suivre l’évolution de la situation au plus près et d’éviter tout risque de propagation.
Un rapatriement organisé à l’échelle mondiale
Le MV Hondius, parti d’Ushuaïa en Argentine, transportait environ 150 passagers et membres d’équipage. Depuis la détection de l’infection, les évacuations se sont organisées progressivement, notamment au large de Tenerife.
Les rapatriements continuent vers plusieurs pays : Pays-Bas, Canada, Royaume-Uni, États-Unis, Australie.
Une surveillance mondiale coordonnée par l’OMS
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recense plusieurs cas confirmés d’hantavirus, dont plusieurs décès. Tous les passagers du navire doivent être suivis pendant 42 jours.
L’organisation estime cependant que la situation reste contenue, même si elle appelle à la vigilance.
Un virus rare mais surveillé de près
L’hantavirus est connu pour se transmettre principalement par des rongeurs infectés, via leurs déjections ou leur salive. Mais la souche détectée sur le Hondius, appelée “Andes”, présente une particularité, elle peut, dans certains cas, se transmettre entre humains, avec une incubation pouvant aller jusqu’à six semaines.
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