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Hantavirus : les ressortissants français du « MV Hondius » rapatriés à Paris

Après avoir suscité la psychose sur l’île de Tenerife, les passagers du « MV Hondius », le premier cluster d’Hantavirus, ont été rapatriés dans leur pays d’origine pour être suivis par les autorités sanitaires.

Par Libération avec AFP. Publié aujourd’hui à 17H00.

Retour au point de départ pour les passagers français du Hondius. Après une croisière marquée par la propagation du Hantavirus, ayant causé 3 décès à bord, les passagers du premier cluster recensé ont été accueillis sur les côtes espagnoles de Tenerife par les autorités sanitaires, avant d’êtres rapatriés par avion jusqu’à Paris.

Trois jours de surveillance

L’avion affrété pour le rapatriement des patients a atterri peu avant 16H30 (14H30 GMT) à l’aéroport du Bourget, ce dimanche après-midi, ont constaté des journalistes de l’AFP. Peu avant 17H, les cinq passagers ont quitté le nord de Paris dans un convoi de cinq fourgons du SAMU. Ils sont ensuite arrivés à l’hôpital Bichat, explique un photojournaliste de l’AFP, présent sur place.

Le protocole sanitaire mis en place par les autorités prévoit de les placés en quarantaine durant 72 heures, le temps d’une évaluation médicale complète, avant un retour à domicile, en isolement de six semaines, avec mise en place d’une surveillance adaptée.

« Trois jours sous surveillance, ça ne nous inquiète pas du tout »,


avait confié l’un de ces passagers français, Roland Seitre, juste avant de décoller, en début de journée. « On n’a pas de cas à bord depuis la fin avril et personne de malade », a-t-il poursuivi. « L’Agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France organisera l’accueil des ressortissants », à leur arrivée, avaient indiqué plus tôt les ministères de la Santé et des Affaires étrangères dans un communiqué. Malgré les paroles rassurantes des principaux concernés, l’angoisse demeure intacte pour beaucoup de citoyens, français et étrangers, encore marqués par l’épidémie de Coronavirus, il y a 6 ans.

La sécurité avant tout

L’Agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France a également précisée qu’en cas d’apparition de symptômes chez une personne suivie, « celle-ci sera immédiatement reclassée comme cas suspect » et intégrée à une procédure prévoyant « une évaluation spécialisée, puis une prise en charge sécurisée dans un établissement de santé de référence ». Dimanche après-midi, une réunion se tenait par ailleurs à Matignon autour du Premier ministre, Sébastien Lecornu, en présence de la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, de son collègue de l’Intérieur, Laurent Nuñez, et de celui des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, ainsi que du directeur général de l’ARS d’Ile-de-France, Denis Robin, et du directeur général de la santé, Didier Lepelletier.

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D’autres pays seront prochainement concernés par ces vols de rapatriement : Pays-Bas, Canada, Turquie, Royaume-Uni, Irlande, Etats-Unis… Le dernier vol prévu décollera ce lundi en direction de l’Australie. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS), explique les précautions prisent autour de ce dispositif par le fait que tous les occupants du MV Hondius, parti le 1er avril d’Ushuaïa en Argentine, sont considérés comme des « contacts à haut risque » et devront faire l’objet d’une surveillance pendant 42 jours. Elle considère que la situation actuelle n’est pas comparable à celle du début de l’épidémie de Covid-19 en 2020, même si la crise a suscité une inquiétude mondiale.

A ce jour, les caractéristiques de l’hantavirus restent floues. Il se transmet généralement à partir de rongeurs infectés, le plus souvent par l’intermédiaire de leur urine, de leurs excréments et de leur salive. Des experts ont cependant confirmé que la variante du virus détectée à bord du navire, l’hantavirus Andes, était une souche rare qui peut se transmettre d’homme à homme avec un délai d’incubation pouvant aller jusqu’à six semaines.

A ce jour, l’OMS recense six cas confirmés d’hantavirus parmi huit cas suspects, comprenant trois personnes décédées de ce virus, pour lequel il n’y a ni vaccin ni traitement.

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