Val-d’Oise : Un policier municipal est soupçonné d’avoir tué son ex-compagne et ses deux enfants avant de se suicider

Un policier des Hauts-de-Seine est soupçonné d’avoir tué son ex-compagne et leurs deux enfants avec son arme de service avant de se suicider. Ce drame, survenu dans un contexte de séparation, alourdit le bilan des féminicides en 2026 et relance le débat sur l’autorisation pour les agents de conserver leur arme hors mission.

Le père de famille, également policier municipal est soupçonné d’avoir tué son ex femme et ses deux enfants, en dans le Val d’Oise. / Nathan Barange

Samedi après-midi, dans le village du Val d’Oise de Villers-en-Arthies quatre corps ont été découverts. Un policier municipal d’une quarantaine d’années est soupçonné d’avoir assassiné son ex-compagne et leurs deux filles, âgées de 9 et 13 ans, avant de mettre fin à ses jours.

Son arme de service utilisée

Le scénario, macabre, se précise. Vendredi soir, la mère de famille s’était rendue au domicile de son ex-conjoint pour garder leurs enfants pendant que celui-ci travaillait de nuit. C’est le nouveau compagnon de la victime, inquiet de ne plus avoir de nouvelles qui a donné l’alerte.

À l’arrivée des gendarmes, la maison était close, les volets baissés. À l’intérieur, quatre corps. Selon les premiers éléments de l’enquête confiée à la section de recherches de Versailles, l’homme a utilisé son arme de service, qu’il avait conservée avec lui. Une question qui ne manquera pas de relancer le débat sur l’accès aux armes à feu pour les forces de l’ordre en dehors de leurs heures de service.

« Pas d’antécédents », l’aveuglement habituel

Comme souvent dans ces tragédies, le parquet de Pontoise a précisé qu’il « n’existe aucun antécédent judiciaire de violences conjugales ». Une formule qui masque la réalité des violences psychologiques précédant souvent le passage à l’acte lors d’une rupture.

À Villers-en-Arthies, l’émotion est palpable devant le portail en bois où s’accumulent les bouquets de roses. « C’étaient des voisins récents, ils avaient l’air normaux », confie Laurine, une voisine. Mais derrière la normalité apparente du pavillon de banlieue se jouait le dernier acte d’une séparation que l’auteur n’acceptait manifestement pas.

Un décompte macabre qui ne faiblit pas

Ce drame s’inscrit dans une série noire qui s’accélère. Quelques heures plus tard, en Meurthe-et-Moselle, un autre père de famille tirait sur ses deux fils dans un contexte de séparation. Selon les projections de l’Insee et les données en temps réel de la Mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof) :Cent-sept femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2024, contre 96 en 2023. (NDLR : Pour rappel, le 3919 est le numéro national de référence pour les femmes victimes de violences.)

« Ca me rend triste qu’une de mes meilleures amies finisse comme ça. Elle était gentille et elle était super drôle », soupire un jeune garçon, scolarisé en 5e comme l’aînée des deux filles dans un collège voisin. Une cellule psychologique sera mise en place dès lundi pour les camarades de classe des deux jeunes filles. Des autopsies seront également réalisées tandis que les investigations se poursuivent, a ajouté le parquet.

Libération avec AFP

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