Temps de parole : les grosses ficelles de CNews que l’arcom n’a pas vues 

L’article de Mediapart révèle comment CNews, la chaîne du groupe Bolloré, aurait contourné les règles de pluralisme des temps de parole politique en reléguant la gauche et le centre aux heures de faible audience (la nuit) tout en donnant 96 % du temps de parole du Rassemblement national en journée, ce qui permettrait à la chaîne d’échapper à des sanctions de l’Arcom malgré un déséquilibre flagrant.
Selon Mediapart, cette “parade” n’a pas été vue ou prise en compte par l’Arcom, qui avait récemment contesté les accusations de Reporters sans frontières et affirmé ne pas constater de manquement au pluralisme sur CNews.L’article mentionne aussi les réactions éditoriales et les coupes dans des enquêtes télévisées autour de ce sujet, illustrant une tension entre régulateur, ONG de défense de la liberté de la presse et médias audiovisuels. Globalement, Mediapart met en lumière un contrôle jugé insuffisant de l’Arcom face aux stratégies d’une chaîne influente, ce qui pose des questions sur l’application effective des règles du pluralisme en France.

Cet article est intéressant  car il montre comment une chaîne d’information peut influencer le débat public en contournant formellement les règles du pluralisme politique. Il permet de comprendre le rôle et les limites de l’Arcom, l’autorité chargée de réguler les médias, face à des stratégies éditoriales complexes. Il éclaire également les enjeux démocratiques liés aux médias, notamment l’équilibre des temps de parole et la représentation des courants politiques. Enfin, il aide à développer un regard critique sur l’information télévisée, compétence essentielle pour analyser l’actualité.

On peut aussi faire le lien entre l’article de Médiapart et celui de Le Point afin d’avoir de angles différents sur ce sujet qui est pour moi très intéressant.Les deux articles celui de Mediapart sur les « grosses ficelles » de CNews et celui de Le Point où l’Arcom défend sa position face aux critiques de RSF  traitent du même débat sur le pluralisme politique à la télévision et du rôle du régulateur. Comparer ces deux angles est intéressant car l’un montre des accusations de contournement des règles par une grande chaîne, tandis que l’autre montre la réponse officielle du gendarme de l’audiovisuel qui conteste ces accusations.
Ce lien éclaire mieux les tensions entre une ONG de défense de la liberté de la presse, les médias et l’autorité de régulation, ce qui donne une vue plus complète des enjeux démocratiques du pluralisme à l’antenne.

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