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Gaza : 19 morts dans plusieurs frappes israéliennes, annonce la Défense civile

Libération avec AFP

Ce lundi 5 mai, une série de frappes israéliennes auraient causé la mort de 19 personnes au nord de la bande de Gaza. L’annonce du désastre humain a été faite par le porte-parole de la Défense civile.

© AFP / OMAR AL-QATTAA – Des services de secours palestiniens inspectant les décombres à al-Rimal (Gaza), le 4 janvier 2025.

« Nos équipes ont trouvé 15 martyrs et 10 blessés, dont la majorité sont des enfants et des femmes, à la suite d’une frappe israélienne contre trois appartements (…) au nord-ouest de la ville de Gaza », a précisé à l’AFP le porte-parole du service de secours, Mahmoud Bassal, avant d’ajouter : « quatre martyrs et quatre blessés ont été extraits d’une maison (…) dans la ville de Beit Lahiya ».

Contactée par l’AFP au sujet de ces frappes, l’armée israélienne n’était pas en mesure de réagir dans l’immédiat.

52 535 morts dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre

Depuis le 18 mars, l’armée israélienne a repris les bombardements, mettant fin à deux mois de trêve avec le Hamas. Le conflit a été déclenché par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien dans le sud d’Israël le 7 octobre 2023. Cette attaque a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, pour la plupart des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 58 sont toujours retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée israélienne. Le Hamas retient également la dépouille d’un soldat israélien tué lors d’une précédente guerre à Gaza, en 2014.

Lire aussi : Israël va élargir son offensive et vise la conquête de la bande de Gaza pour y établir une «présence soutenue»

Depuis, la campagne de représailles israéliennes a fait au moins 52.535 morts dans la bande de Gaza, en majorité des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugés fiables par l’ONU. En décembre 2024, Amnesty International parlait déjà d’un « génocide » du peuple palestinien. Le 2 mars dernier, Israël a bloqué l’entrée de toute aide humanitaire dans le territoire, affirmant que ce blocus total est destiné à faire pression sur le mouvement islamiste pour qu’il libère tous les otages qu’il détient. Le 15 avril dernier, Emmanuel Macron réaffirmait que « l’ouverture de tous les points de passage de l’aide humanitaire est une nécessité vitale pour les populations civiles de Gaza.

Depuis lors, l’ONU appelle sans succès Israël à rouvrir le territoire à l’aide humanitaire, vitale pour la population confrontée à une situation humanitaire dramatique, et exposée à la famine selon des responsables onusiens. Un recours de l’UNRWA à la Cour de Justice Internationale est étudié depuis le 28 avril à La Haye par 45 pays et ONG.

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