Pour cette 4ème veille info, j’ai souhaité réagir sur « Info’Nino », au baromètre de la confiance des français dans les médias, publié en ce début d’année par le journal La Croix.

Comme chaque début d’année, le sondage La Croix de la confiance des français dans les médias est attendu, comme une occasion de faire le point sur ce qui ne va pas.
Le 39ᵉ baromètre annuel de la confiance des Français dans les médias, réalisé par La Croix avec l’institut Verian et La Poste, révèle une relation complexe entre les citoyens et l’écosystème médiatique. Malgré un intérêt encore majoritaire pour l’actualité, puisque 71 % des Français suivent l’actualité avec intérêt. Ce chiffre est en légère baisse par rapport à 2025, signe d’une fatigue « infobésité » et d’un ras-le-bol.
Le constat le plus marquant reste la défiance envers les médias dans leur ensemble : 61 % des personnes sondées déclarent ne pas faire confiance à ce que disent les médias sur les grands sujets d’actualité. Cette défiance semble ancrée dans un sentiment de distance entre les contenus produits par les médias et les préoccupations quotidiennes des Français. Les Français accordent encore des niveaux de confiance relativement élevés à certains médias ou formats spécifiques. Par exemple, les journaux télévisés (65 %) et la presse régionale (63 %) restent des sources d’information privilégiées et appréciées des citoyens, mieux reçues que les réseaux sociaux.

Selon le sondage, les citoyens différencient clairement les médias des journalistes eux-mêmes.
Les français savent cependant différencier les médias des journalistes en tant que personnes. Même si la défiance envers les médias est majoritaire, 56 % des personnes ont une opinion positive des journalistes eux-mêmes. Face à ça, les attentes des Français sont claires : une séparation nette entre information et opinion, plus de transparence sur les sources et financements, ainsi qu’une meilleure proximité avec le public pour que l’information reflète davantage leurs soucis.
En clair, le baromètre 2026 met en lumière une crise de confiance nuancée. Si la critique vis-à-vis des médias persiste, il existe également une reconnaissance de leur rôle indispensable dans une démocratie et une forte demande pour une information plus transparente, indépendante et connectée aux réalités des citoyens.