2025, comme bien d’autres années auparavant, a été une année marquée par de nombreux conflits : guerre à Gaza et en Ukraine, conflit frontalier entre le Cambodge et la Thaïlande, escalade des tensions diplomatiques entre la France et l’Algérie… Pour documenter cela, les reporters sont envoyés au cœur même des tensions.

Un journaliste palestinien tient entre ses mains un appareil photo maculé de sang.
J’ai choisi de commenter cet article du site Franceinfo, publié le 14 décembre et qui est la version web d’un reportage diffusé au JT de France 2, la veille au soir. Cet article m’a interpellé, d’une part car je suis étudiant en journalisme, futur confrère des ces reporters, et que les enjeux qui pèsent sur eux nous mobilisent tous. D’autre part car, quelque soit le domaine professionnel dans lequel aurait exercé ces personnes, 67 civils tuées en un an reste bien trop. Parmi ces 67 défunts, « plus de la moitié ont perdu la vie dans la bande de Gaza ». Depuis le début de cette guerre, en octobre 2023, il est question d’environ 230 journalistes tués, la plupart dans des bombardements israéliens.

Pour son bilan 2025, RSF (Reporters Sans Frontières) a choisi un titre fort.
Un constat alarmant que partage l’ONG Reporters Sans Frontières (RSF), fondée en 1985, et qui milite pour « la défense de la liberté de la presse et la promotion du droit des citoyens à l’information fiable. ». Pour article « bilan » de l’année, RSF à choisi un titre fort.
Voilà où mène la haine des journalistes, voilà où mène l’impunité.
En effet, en plus des 67 journalistes tués cette année, Franceinfo et l’ONG évoque « plus de 500 journalistes incarcérés aux quatre coins du monde, comme le Français Christophe Gleizes, en Algérie », pour qui milite l’ONG depuis son procès à Tizi-Ouzou le 29 juin dernier, où le journaliste, collaborateur régulier de So Foot et Society, a été condamné à 7 ans d’emprisonnement. Ce même 14 décembre, Christophe Gleizes a de nouveau été condamné à 7 ans de prison en appel, pour « apologie du terrorisme ».
La liberté de la presse, pourtant insaisissable dans notre pays, s’heurte dans d’autres aux régimes sévères et aux multiples répressions.
NB : D’autres chiffres, publiés fin décembre 2025, évoquent un bilan de 128 journalistes tués cette année.
À lire aussi :
Fédération Internationale des Journalistes : https://www.ifj.org/fr/salle-de-presse/nouvelles/detail/category/impunity-2025/article/ifj-releases-final-2025-list-of-128-journalists-and-media-workers-killed