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Hantavirus : les Français évacués du navire « MV Hondius » sont arrivés à Paris.

Les 5 français évacués du navire MV Hondius sont arrivés en France en milieu d’après-midi avant d’être pris en charge par le SAMU. Ils seront conduit à l’hôpital Bichat pour y être placé en quarantaine durant 72h .

Des ambulances transportant les passagers français du « MV Hondius » entrent dans Paris par un tunnel, après qu’un avion les rapatriant a atterri à l’aéroport du Bourget, en périphérie de Paris. XAVIER GALIANA / AFP

Par Libération . AFP

L’avion ramenant les cinq Français évacués dans la matinée du navire MV Hondius, où a été détecté un foyer d’hantavirus, a atterri peu avant 16H30 à l’aéroport du Bourget, au nord de Paris. A 16H53, les cinq passagers rapatriés par un vol sanitaire ont quitté cet aéroport dans un convoi de cinq fourgons du SAMU en direction de l’hôpital Bichat. Ils doivent y être placés en quarantaine durant 72 heures, le temps d’une évaluation médicale complète, avant un retour à domicile, en isolement de six semaines, avec mise en place d’une surveillance adaptée.

« Trois jours sous surveillance, ça ne nous inquiète pas du tout », avait confié l’un de ces passagers français, Roland Seitre, juste avant de décoller. « On n’a pas de cas à bord depuis la fin avril et personne de malade », a-t-il poursuivi.

« L’Agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France organisera l’accueil des ressortissants », à leur arrivée, avaient indiqué plus tôt les ministères de la Santé et des Affaires étrangères dans un communiqué. En cas d’apparition de symptômes chez une personne suivie, « celle-ci sera immédiatement reclassée comme cas suspect » et intégrée à une procédure prévoyant « une évaluation spécialisée, puis une prise en charge sécurisée dans un établissement de santé de référence », avaient-ils ajouté.

Question de sécurité nationale

Dimanche après-midi, une réunion se tenait par ailleurs à Matignon autour du Premier ministre, Sébastien Lecornu, en présence de la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, de son collègue de l’Intérieur, Laurent Nuñez, et de celui des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, ainsi que du directeur général de l’ARS d’Ile-de-France, Denis Robin, et du directeur général de la santé, Didier Lepelletier

Les premières évacuations des quelque 150 passagers et membres d’équipage du MV Hondius avaient débuté dimanche matin dans le sud de Tenerife, île de l’Océan Atlantique. Les vols de rapatriement vont continuer à s’enchaîner dans les prochaines heures, en direction des Pays-Bas, du Canada, de la Turquie, du Royaume-Uni, d’Irlande et des Etats-Unis, le dernier vol étant prévu lundi en direction de l’Australie.

Une crainte internationale

Tous les occupants du MV Hondius, parti le 1er avril d’Ushuaïa en Argentine, sont considérés comme des « contacts à haut risque » et devront faire l’objet d’une surveillance pendant 42 jours, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). L’organisation recense six cas confirmés d’hantavirus parmi huit cas suspects, comprenant trois personnes décédées de ce virus connu mais rare, pour lequel il n’y a ni vaccin ni traitement. Elle considère que la situation actuelle n’est pas comparable à celle du début de l’épidémie de Covid-19 en 2020, même si la crise a suscité une inquiétude mondiale.

L’hantavirus se transmet généralement à partir de rongeurs infectés, le plus souvent par l’intermédiaire de leur urine, de leurs excréments et de leur salive. Des experts ont néanmoins confirmé que la variante du virus détectée à bord du navire, l’hantavirus Andes, était une souche rare qui peut se transmettre d’homme à homme avec un délai d’incubation pouvant aller jusqu’à six semaines.

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