
Comme annoncé par les syndicats Sud-Rail et la CGT-Cheminots, un mouvement de grève a débuté ce lundi 5 mai sur le réseau SNCF. Lancée en amont du pont du 8 mai, cette mobilisation s’inscrit dans une volonté syndicale de peser sur les négociations internes à l’entreprise publique, notamment autour des conditions de travail, des effectifs et de la réforme du pacte ferroviaire.
Un trafic très perturbé sur les lignes du RER B et C
Dès les premières heures de la journée, les effets du mouvement social se sont fait ressentir, notamment sur le RER B, l’une des lignes les plus empruntées de la région. D’après les informations fournies par Transilien, la branche nord de cette ligne (desservant notamment l’aéroport Charles-de-Gaulle et Mitry-Claye) n’a pu assurer qu’un train sur deux, tandis que sur la partie sud (vers Robinson et Saint-Rémy-lès-Chevreuse), seuls deux trains sur trois circulaient.
Même constat du côté du RER C, dont les trains n’ont pu circuler qu’à raison d’un sur deux en moyenne dans la matinée. Ce déficit de fréquence a fortement impacté les trajets domicile-travail des usagers du sud et de l’ouest francilien.

Des perturbations plus limitées sur d’autres lignes
Sur le RER E, qui relie l’est de la région à Paris, le trafic a été moins touché. Seul un train sur cinq a été annulé selon les données de la SNCF, permettant une relative fluidité. Le RER A, en revanche, la ligne la plus fréquentée d’Europe avec plus d’un million de passagers par jour, n’a connu aucune perturbation ce lundi. Cette décision s’explique notamment par l’importance stratégique de la ligne, partagée avec la RATP.
Les lignes Transilien N, U et V, qui desservent la grande couronne de Paris (notamment Rambouillet, La Verrière ou Mantes-la-Jolie), ont connu un trafic qualifié de « fortement perturbé » par la SNCF, avec des suppressions fréquentes.
Des conséquences concrètes pour les voyageurs
Pour les usagers franciliens, cette première journée de grève s’est traduite par une complexification des trajets quotidiens. Malgré une communication entamée dès vendredi 15h, comme le précise la SNCF, tous les voyageurs n’ont pas pu s’organiser en amont, en particulier les travailleurs en horaires décalés ou ceux qui n’ont pas accès facilement aux informations en ligne.
Si la journée du 5 mai n’a pas paralysé totalement le réseau. Les prochains jours, et en particulier le week-end du pont du 8 mai, s’annoncent critiques. Le conflit pourrait s’intensifier si les revendications ne trouvent pas d’écho satisfaisant auprès de la direction de la SNCF.