J’ai choisi cet article du Monde publié le 16 janvier qui porte sur le départ de Pierre Louette et l’arrivée de Michèle Benbunan à la tête du groupe les Echos-Le Parisien. Cet article a retenu mon attention car il montre que le changement de PDG, et plus largement la détention par une puissance d’argent d’un groupe médiatique n’est pas anodin pour les journalistes qui y travaillent.
L’article amène à s’interroger sur ce qu’implique le fait qu’un média soit détenu par un milliardaire. En effet, Les Echos-Le Parisien est détenu par LVMH, soit par Bernard Arnault. Certes il donne des millions au journal, ce qui lui permet de subsister, mais est-ce que ça ne pose pas un problème de liberté d’expression, puisque se met en place une dépendance à la grande fortune qui possède le média et qui peut imposer ses exigences ? Un journaliste qui travaille pour un journal détenu par un acteur privé peut-il exercer son métier comme il se doit ? En somme, la critique envers l’acteur privé (ici LVMH et Bernard Arnault) qui lui permet finalement d’exercer son métier et de vivre est-elle possible ? Ce podcast de France culture qui pose un ensemble de questions au sujet de la possession des médias par des milliardaires peut nous éclairer sur la question. On peut rattacher cet article aux cours d’Histoire des médias, où nous avons pu voir la notion de clause de conscience, et d’Analyse du traitement de l’information.
Enfin, à l’occasion de l’arrivée de la nouvelle PDG du groupe Les Echos-Le Parisien, Le Monde souligne la question de l’arrivée du numérique, et plus particulièrement de l’IA, dans la travail des journalistes. La crainte étant que ce nouvel outil remplace certains journalistes et donc mène à des suppressions de postes, comme c’est le cas dans certains médias déjà (Le Parisien). Cet article du Figaro développe davantage les répercussions de l’IA sur le système économique des médias.