Petite parenthèse : j’avais rendu cet article de veille jeudi 19 décembre au soir, mais je l’avais mis dans la rubrique page. Je vous avais envoyé un mail pour vous en avertir quand je m’en suis rendu compte.

« Nous sommes entrés dans l’ère trumpiste« , devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur l’audiovisuel public, les journalistes Patrick Cohen et Thomas Legrand sont critiques à l’égard de la bollosphère.

Alors que la semaine dernière, déjà, le député Ciottiste Charles Alloncle (UDR) avait auditionné plusieurs cadres de l’audiovisuel public comme Delphine Ernotte, mais le rapporteur de droite ne semble pas vouloir s’arrêter là, en auditionnant deux journalistes politiquement marqués à gauche : Patrick Cohen et Thomas Legrand.

En effet, ces deux derniers ont été, par le journal proche de l’extrême droite, l’Incorrect (groupe Bolloré), mis en grande difficulté. Il est publié, début septembre, une vidéo des deux éditorialistes disant à deux cadres socialistes : « Patrick Cohen et moi, on fait ce qu’il faut pour Dati. » Ils ont donc été, cette après-midi, entendus par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale. Patrick Cohen dénonce un « espionnage déguisé en journalisme ». Lui et Thomas Legrand ont mis en cause, devant les députés, les méthodes des médias de la galaxie Bolloré et dénoncé une « opération de propagande » dans le traitement de la vidéo dans laquelle ils apparaissent avec deux responsables socialistes.

Si ce n’est pas de l’acharnement, le député ciottiste semble alors avoir un certain tropisme pour questionner et mouvementer les acteurs médiatiques publics et bien souvent relativement de gauche, ce que Yaël Braun-Pivet a tenté de réguler par un rappel à l’ordre. En effet, la présidente de l’Assemblée nationale appelle le rapporteur ciottiste Charles Alloncle à « faire preuve de retenue dans ses prises de position et expressions publiques ».

D’autant plus que, avant cette audition, Charles Alloncle à convoqué 3 personnes de la direction de France Inter, notamment pour les questionner sur le pluralisme de France Inter.

J’ai donc choisi ces articles car ils illustrent la connivence entre les acteurs politiques de droite radicale, voire d’extrême droite, et l’empire médiatique de Bolloré. Si l’UDR est farouchement partisan d’une fin de l’audiovisuel public, le groupe Bolloré n’hésite pas, par ses entreprises de presses, à décrédibiliser les journalistes et acteurs importants de ce dernier.

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