Bernard Arnault et le groupe LVMH ont annoncé le rachat des magazines Challenges, Sciences et Avenir et La Recherche, jusque-là détenus par Claude Perdriel. Une opération symbolique, réalisée pour un euro, présentée comme une volonté d’assurer la pérennité de ces titres dans un contexte de crise de la presse écrite. Le groupe promet de préserver l’indépendance éditoriale et de développer leur présence numérique.
Mais cette annonce suscite rapidement des inquiétudes. Des journalistes et syndicats redoutent une concentration accrue des médias entre les mains d’un grand groupe industriel. Des organisations comme Reporters sans frontières alertent sur les risques pour le pluralisme et ont saisi a justice administrative et l’Autorité de la concurrence. Ce rachat relance ainsi le débat sur l’indépendance des médias face aux puissances économiques.
Cette actu est intéressante car elle démontre encore la concentration accrue des médias ces dernières années sous la propriété d’un même milliardaire.. Avec des milliardaires qui constitue un véritable empire médiatique. Le rôle du propriétaire comme simple acteur économique ou pouvant agir sur la liberté éditorial et d’information d’un média. Certains médias comme la chaîne d’info I-Télé ont vu leur ligne éditoriale évoluer après leur rachat. Certaines interventions des propriétaires dans des unes ou des reportages peuvent aussi l’illustrer. Comme par exemple avec l’intervention de Daniel Křetínský dans la une de Marianne pour le second tour de la présidentielle de 2022.
Cette actu rappelle des rachats de médias comme la radio Europe 1 ou de canal+ par Vincent Bolloré où le rachat de la chaîne a crée de nombreux départs et des lienciements. D’où la demande des syndicats de préserver les emplois de la rédaction.