{"id":474,"date":"2025-02-14T11:26:54","date_gmt":"2025-02-14T10:26:54","guid":{"rendered":"https:\/\/webjour.iutlan.univ-rennes1.fr\/amfroment\/?p=474"},"modified":"2025-02-14T11:26:54","modified_gmt":"2025-02-14T10:26:54","slug":"les-jeunes-a-lannion-sang-pour-sang-solidaires","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/webjour.iutlan.univ-rennes1.fr\/amfroment\/2025\/02\/14\/les-jeunes-a-lannion-sang-pour-sang-solidaires\/","title":{"rendered":"Les jeunes \u00e0 Lannion : sang pour sang solidaires"},"content":{"rendered":"\n<p>Ce mardi 4 f\u00e9vrier, une collecte de sang a eu lieu \u00e0 l\u2019IUT de Lannion. Motiv\u00e9s par des messages de solidarit\u00e9 et d\u2019encouragement, les \u00e9tudiants et le personnel de sant\u00e9 ont redoubl\u00e9 d\u2019efforts pour assurer cette collecte, tout en faisant face \u00e0 des d\u00e9fis de sensibilisation et d\u2019information.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"856\" height=\"628\" src=\"https:\/\/webjour.iutlan.univ-rennes1.fr\/amfroment\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/image-1.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-475\" srcset=\"https:\/\/webjour.iutlan.univ-rennes1.fr\/amfroment\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/image-1.png 856w, https:\/\/webjour.iutlan.univ-rennes1.fr\/amfroment\/wp-content\/uploads\/2025\/02\/image-1-300x220.png 300w\" sizes=\"(max-width: 856px) 100vw, 856px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\">Il est 12h, la salle de DS de l\u2019IUT de Lannion s\u2019est transform\u00e9e en salle de pr\u00e9l\u00e8vement d\u2019h\u00f4pital et le personnel de sant\u00e9 ressemble \u00e0 des professeurs qui attendent patiemment leurs \u00e9l\u00e8ves. L\u2019ambiance est cependant tout autre que l\u2019angoisse de passer un contr\u00f4le. C\u2019est dans les rires et la bonne humeur que les jeunes sont accueillis. Une enceinte passe tous les hits de musiques \u00e0 la mode chez les jeunes. Pour Aur\u00e9lie Feurmour, infirmi\u00e8re \u00e0 l\u2019ESF et superviseuse de la collecte, faire des dons au sein d\u2019\u00e9tablissement est essentiel. \u00ab C\u2019est important de rassurer les jeunes le plus possible. \u00catre dans un environnement qu\u2019ils connaissent avec leurs copains c\u2019est forc\u00e9ment plus motivant \u00bb.<br>Quelques minutes plus tard une dizaine de jeunes est pr\u00e9sente dans la salle, remplissant un questionnaire lui donnant l\u2019air de passer un contr\u00f4le mais cette fois-ci, ils peuvent parler entre eux pour se souffler les r\u00e9ponses. L\u2019un d\u2019entre eux murmure, \u00ab je ne comprends pas la moiti\u00e9 des questions \u00bb, ne manquant pas de faire rire ses amis. Pendant que Carle Boulaire, agent de collation, pr\u00e9pare les sandwichs en sifflotant, les premiers donneurs se dirigent vers les six fauteuils rouges au fond de la salle.<\/p>\n\n\n\n<p><br><strong>Les premiers pas des donneurs<\/strong><br>Fermant les yeux, les premiers donneurs s\u2019appr\u00eatent \u00e0 se faire piquer. Les infirmi\u00e8res leur parlent et n\u2019h\u00e9sitent pas \u00e0 leur faire des blagues. \u00ab Il faut d\u00e9tourner leur attention, leur faire penser \u00e0 autre chose. Pour cela tout est dans la discussion et la communication \u00bb explique l\u2019une d\u2019entre elles. Pour Elsa Coralie, en deuxi\u00e8me ann\u00e9e d\u2019informatique \u00e0 l\u2019IUT, c\u2019est son premier don. \u00ab Je suis un peu stress\u00e9e, mais c\u2019est simple et important de le faire, on peut sauver des vies \u00bb. Une soignante le confirme, \u00ab tu vas pouvoir sauver trois personnes avec ta poche de sang \u00bb.<br>Elle se confie alors que c\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 son amie qu\u2019elle a r\u00e9ussi \u00e0 venir ici. \u00ab Elle m\u2019a motiv\u00e9e \u00e0 venir car elle sait que j\u2019avais un peu peur \u00bb. Pour Aur\u00e9lie Feurmour, entendre ces paroles est un pari r\u00e9ussi. \u00ab Vous \u00eates les premiers ambassadeurs, vous savez discuter avec vos potes et les encourager \u00bb. Malheureusement, certains veulent mais ne peuvent pas faire de don. Anouck Toutain, \u00e9tudiante en deuxi\u00e8me ann\u00e9e de journalisme, confie, \u00ab je me suis fait recaler deux fois \u00e0 cause de mon poids alors que depuis que j\u2019ai six ans je veux donner mon sang \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><br><strong>Quand la peur freine le don<\/strong><br>Il est 13h, les \u00e9tudiants arrivent au compte-gouttes, quelques jeunes restent \u00e0 l\u2019\u00e9cart, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des fauteuils. Ces amis des donneurs n\u2019ont pas r\u00e9ussi \u00e0 franchir le cap. Laurine Joliveau avoue, \u00ab je sais que c\u2019est important mais je suis incapable de surmonter ma peur \u00bb. Elle n\u2019est pas la seule dans ce cas. Aur\u00e9lie Feurmour essaye de rationaliser leur angoisse, \u00ab qui n\u2019a pas peur de l\u2019aiguille ? Je vous rassure, vous \u00eates juste normaux. Personne n\u2019aime \u00e7a, ce serait l\u2019inverse qui serait inqui\u00e9tant \u00bb. Certaines professionnelles de sant\u00e9, comme Aur\u00e9lia Boulaire t\u00e9moignent que beaucoup de premiers donneurs ont une id\u00e9e re\u00e7ue \u00e0 travers l\u2019exp\u00e9rience de leur proche. L\u2019un des amis raconte, \u00ab une de mes amies a fait un malaise apr\u00e8s son don de sang, elle a d\u00fb aller \u00e0 l\u2019h\u00f4pital \u00bb.<br>Malgr\u00e9 cela le personnel de sant\u00e9 a bon espoir. \u00ab Le jeune d\u2019aujourd\u2019hui porte davantage le message de bien-\u00eatre et de bonne cause, on a bon espoir que dans les ann\u00e9es \u00e0 venir il y ait un r\u00e9el d\u00e9clic \u00bb. Pour beaucoup de donneurs, cette peur est souvent li\u00e9e au manque d\u2019information et de m\u00e9diatisation du don du sang.<\/p>\n\n\n\n<p><br><strong>De nouvelles strat\u00e9gies pour dynamiser la collecte<\/strong><br>En se baladant dans les couloirs de l\u2019IUT, on peut apercevoir un peu partout des affiches : \u201cMardi 4 f\u00e9vrier don du sang dans la salle de DS\u201d. Les affiches bleues sont visibles dans chaque lieu d\u00e9di\u00e9 aux \u00e9tudiants. Au coin collation, les jeunes discutent entre eux. Carle Boulaire leur tient compagnie et leur change les id\u00e9es en faisant des imitations ou en racontant des blagues. Chacun se r\u00e9v\u00e8le comment il a su pour aujourd\u2019hui entre deux brownies.<br>Pour Thibault Robin, c\u2019est l\u2019application EFS qui l\u2019alerte d\u00e8s qu\u2019il y a une collecte. Les autres rench\u00e9rissent en expliquant avoir re\u00e7u des mails de l\u2019IUT et que les affiches leur ont permis de se souvenir de la collecte d\u2019aujourd\u2019hui. Cependant pour Elsa Coralie, il reste des efforts \u00e0 fournir. \u00ab Il faudrait aller dans les classes pour en parler \u00bb. Aur\u00e9lie Feurmour confirme cette critique : \u00ab En 2018, on me parlait encore d\u2019annonce sur journal papier, m\u00eame moi \u00e7a me parlait plus du tout. \u00bb Il est maintenant 16h et l\u2019affluence des donneurs ne diminue pas. La bienveillance et la bonne humeur des personnels de sant\u00e9 sont toujours aussi pr\u00e9sentes. C\u2019est primordial pour Aur\u00e9lia Boulaire. \u00ab Pour motiver les gens \u00e0 revenir, il faut qu\u2019ils aient aim\u00e9 l\u2019exp\u00e9rience. Pour moi la meilleure des choses c\u2019est quand ils me disent : j\u2019esp\u00e8re que ce sera vous la prochaine fois. \u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce mardi 4 f\u00e9vrier, une collecte de sang a eu lieu \u00e0 l\u2019IUT de Lannion. Motiv\u00e9s par des messages de solidarit\u00e9 et d\u2019encouragement, les \u00e9tudiants et le personnel de sant\u00e9 ont redoubl\u00e9 d\u2019efforts pour assurer cette collecte, tout en faisant face \u00e0 des d\u00e9fis de sensibilisation et d\u2019information. 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